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Pour suivre l'évolution de ce blog, 
allez à l'article intitulé Temple de Borobudur.
 
Vous y trouverez 
l'Asie du Sud-Est, 
 le Sultanat d' Oman, 
undefinedle Marais Poitevin, 
undefinedla Guyane,
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 et bien d' autres destinations à venir! 

Merci de votre visite.

Par un beau jour d'automne 1820, le duc de Mirnouf, passionné  par la chasse mais frustré  par le maigre gibier qu'il ramenait de ses pérégrinations forestières, imagina qu'il devait être possible de fabriquer un outil apte à lui faciliter la tâche et rendre plus plaisante sa traque aux animaux.

Il convoqua tous les artisans de la contrée pour mettre au concours la concrétisation de cette idée et leur laissa deux mois pour fabriquer le plus inventif et le plus efficace des appareils.

A peine une semaine plus tard, un marchand du nom de Martin Ecouye,  se présenta au château clamant à qui voulait l'entendre qu'il possédait ce dont le duc rêvait.

Il obtint sans peine une audience auprès du noble et s'empressa de lui faire la démonstration de sa merveille.

Devant une assemblée dubitative mais curieuse, il sortit de sa poche un minuscule appeau  (sifflet) et le porta à la bouche pour produire un son strident qui aussitôt imposa le silence parmi les personnes présentes.

A peine quelques secondes plus tard, des dizaines d'oiseaux de toutes sortes s'étaient approchés et virevoltaient autour de lui, comme attirés et charmés par cette   étrange mélodie.

Le duc imagina sans peine le profit qu'il pouvait tirer d'un tel accessoire  lors des ses futures chasses.

Il s'éclaircit la gorge et ne prononça qu'une seule phrase:

- Combien cela va-t-il me coûter ?

Martin Ecouye, sûr de lui, répondit qu'il accepterait de se séparer de son objet en  échange de la moitié  de la fortune de son interlocuteur.

Cette requête fit sourire l'assemblée mais le duc garda tout son sérieux et accepta la transaction.

La nouvelle fit grand bruit et se répandit vite bien au delà  des limites du duché : Un marchand avait vendu un sifflet pour une somme astronomique au Duc qui en paya le coût sans broncher.

On ne sait plus aujourd'hui ce que le marchand est devenu par la suite et l'objet n'a hélas pas survécu aux années mais cette anecdote a survécu dans la langue française pour qualifier les objets hors de prix

On sait maintenant en effet d'où vient l'expression : " ça va coûter l' Appeau d' Ecouye "

Samedi 28 avril 2007
par Jean-Claude publié dans : Anecdotes
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Lettre du curé à son évêque..


Archives de l' évêché de Poitiers

Au Vanneau le 1er août 1804


Plusieurs raisons m' ont empêchées de répondre à votre lettre en date du seize juin dernier aussi promptement qu' il aurait fallu. Voici les noms des habitants les plus imposés de cette commune, qui y sont propriétaires demeurants:


François André, célibataire, de bonne moeurs, mais simple.
* François Aucheron, conseiller municipal, homme religieux et capable
Pierre Bouveau, brave homme, mais un peu entêté
Hilaire Grisset, non intelligent
Georges Grisset, brave homme comme l' autre, mais incapable.
Etienne Chabot, entêté
Etienne Chabot aîné, aussi entêté
Autre Etienne Chabot, fortuné, entêté et pas trop religieux.
Jean Chaillé, jeune homme, fortuné, mais je crois peu intelligent.
François Chabot, turbulent.
* Jean Ravard, bien pensant et zélé pour l' église, actuellement marquillier
Jean Coirier, capable
Jean Chauvet, entêté
Monsieur Jean-Baptiste Garraud, prêtre marié, et actuellement notaire public
Charles Guillon peu religieux et non propre.


Ceci est la traduction de la page ci-dessus, je vous met la suite!


Charles Gataine, fortuné, brave homme, jalouse tout le monde, mais aimant plutôt l' argent que la religion
Denis Gabillaud, attaché à la religion
Augustin Gabillaud, maire de cette commune, très brave homme et pacifique
Jean Gelot, meunier, incapable
Jacques Jousseaume, impropre
François Lamoureux, déjà tout courbé sous le poids des années, très religieux et débonnaire
François Jousseaume, âgé et un peu éloigné du bourg
Joseph Rifaud, incapable
François Roquier, actuellement marquillier, brave homme mais fort insouciant pour l' église
Jacques Ravard, incapable
Charles Ravard, homme religieux, très propre
Pierre Tardy, incapable
Pierre Talnaud, aussi incapable
André Tristant, acquéreur de biens nationaux
François Laitang, brave homme, mais vieux.


Je désirerais bien que entre tous ceux ci-dessus dénommés, Monseigneur l' Evêque voulût nommer Jean Ravard, marquillier actuellement, ou en sa place, si celui-ci ne peut pas l' être, François Aucheron et ensuite mon sacristain, quoi qu' il ne soit point porté dans la liste des plus imposés, à raison de sa piété, de sa mobilité, de sa capacité et de son grand zèle pour l' entretien de l' Eglise, à laquelle il a pourvu d' abord à ses frais bien des choses avant l' organisation nouvelle.
( Nommé pour quoi faire????)
J' observerai enfin que les habitants de cette paroisse sont généralement probes et attachés plus ou moins à la religion, mais surtout le bourg, et que c' est le petit nombre qui a été perverti et absolument gâté par la révolution.
Les quêtes qui sont faites presque tous les dimanches sont assez bonnes, mais l' église a beaucoup de besoins, voilà à peu près ce qu' il y a de plus intéressant à dire au sujet de cette paroisse....

Mardi 6 mars 2007
par Jean-Claude publié dans : Anecdotes
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Quelques mots en ce dimanche ensoleillé..

Les jeunes enfants et adolescents, à l' intérieur du pays, ont un rythme de vie qui démarre de bonne heure.

A quatre heures du matin, c' est le début de la gymnastique pendant une heure,  tous dans la même tenue...et ensuite école avec là aussi leurs uniformes.

Il faut dire que le soir, il n' y a plus d' activité après 18h, 18 h 30, il fait noir de très bonne heure ce qui fait que le matin , dès 4 heures, tout se remet en marche et c' est un peu dépaysant les premiers jours..

Il y a beaucoup de gentillesse chez les enfants, aucune agressivité, toujours le sourire, et pourtant ils n' ont pas une vie de rêve, bien que à l' intérieur du pays, ils sont bien mieux que dans la capitale Djakarta!

Dimanche 5 mars 2006
par Jean-Claude publié dans : Anecdotes
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C' est un trajet inoubliable effectué en voiture, toujours en 1985.

Surabaya est à l' est de Djakarta à Java.

De l' aéroport, une personne était venu me chercher et nous avons pris la route..Une route du style de nos nationales de la même époque, et, durant ce trajet de 1 heure et demie environ, je n' ai pas déserré les fesses!

Cette route regroupe tout ce qui peut circuler sur terre!

Camions, autobus, voitures, tracteurs avec ou sans remorques, motos, triporteurs motorisés et non motorisés, vélos, voitures à cheval, chars à boeufs, vélos, tous lourdement chargés et dans une cacophonie incroyable..

Tout ce qui possède klaxon s' en sert sans discontinuer!

Et là, comme ailleurs, la loi du plus fort est toujours la meilleure! Camions et bus foncent à toute allure, en zigzaguant pour éviter ceci ou cela, freinant brusquement en " engueulant " l' empêcheur de foncer rapide, réaccélérant brusquement, et ceux qui suivent derrière n' ont aucune utilité d' avoir un régulateur de vitesse!

Et les autocars c' est encore spécial: la porte avant est toujours ouverte, et un " ouvreur de route " se tient d' une main à la barre et de l' autre fait de grands gestes à l' extérieur pour écarter le traffic, et ceci toujours avec un sifflet à la bouche qui ne s' arrête que quand il reprend sa respiration!

Le pire que j' ai pu voir, c' est un cycliste transportant un petit madrier de 3 mètres environ installé sur sa bicyclette non pas dans le sens de la marche, mais perpendiculaire au vélo, attaché sur le porte bagages, c' est à dire prenant l' encombrement en largeur d' un véhicule!

Tout cela dans un traffic vraiment très chargé, et dans un vacarme étourdissant!

Je n' ai pas vu d' accidents bien que dans ma tête je les voyais arriver, et...au dernier moment, évités d' un poil..Mais il y en a parait-il pas mal, et c' est un tribut normal qui ne provoque pas de surprise ou de révolte, sauf  si l' auteur de l' accident n' est pas un Indonésien...ce qui peut aller jusqu' au lynchage!

Je n' ai jamais vu ailleurs dans tous mes voyages une telle situation, mais...je ne connais pas tout, je suis encore et toujours ignorant de tant de choses...

 

Samedi 4 mars 2006
par Jean-Claude publié dans : Anecdotes
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